mardi 25 février 2025

Généalogie matrilinéaire: de mère en mère - Invitation

En collaboration avec la  Municipalité des Îles-de-la-Madeleine, vous êtes invités-es à une de ces trois occasions de découvrir les secrets de la généalogie matrilinéaire, soit la généalogie des lignées de mère en mère. Nous vous partageons donc l’invitation parue sur la page Facebook municipale :

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Assistez à une rencontre animée par l’archiviste Mélissa Tremblay, qui permettra de retracer l’arbre généalogique d’une pionnière des Îles-de-la-Madeleine.

🌳 Ce sera également l’occasion pour les participants et les participantes de découvrir les ancêtres féminines de notre précurseuse et les outils disponibles au Centre d’archives régional des Îles (CARDI) pour ce genre de recherche au féminin.
Cette rencontre mettra en lumière la généalogie matrilinéaire, qui retrace les lignées de mère en mère, tout en explorant les raisons qui rendent cette quête plus complexe. 👩‍👧
📌 Jeudi 6 mars à 19 h, à la bibliothèque du point de service de L'Île-du-Havre-Aubert | ✍️ S'inscrire : https://bit.ly/4gKwDfu
📌 Mardi 18 mars à 19 h, à la succursale centrale de la Bibliothèque Jean-Lapierre | ✍️ S'inscrire : https://bit.ly/3Qs1tPf
📌 Lundi 24 mars à 14 h, à la bibliothèque du point de service de Grande-Entrée | ✍️ S'inscrire : https://bit.ly/41q8nuI



dimanche 2 février 2025

Éphéméride... 2 février - Lancement du ponchon





Selon une majorité de sources, lancement du ponchon avec 27 lettres de Madelinots.

Une lettre du Père Yvon Cormier adressée au Musée de la Mer le 26 février 2010, année du centenaire de l’histoire du ponchon, apporte des précisions sur l’idée d’utiliser un tonneau. Celle-ci reviendrait à une femme qui se trouvait dans le magasin lors des discussions. Cette précision lui venait de son grand-père Ernest Cormier, qui avait participé à la construction du « baril à voile » :

 

« Savez-vous, nous disait-il, qui a été la première personne qui a lancé, sans s’en rendre compte, l’histoire du Ponchon ? C’est une vieille de la Baie, la femme à lsidore Martinet, Julie à lsidore.

On était réunis, cinq ou six au magasin Leslie et on parlait de la nouvelle du jour: le câble qui reliait les lles au Cap-Breton et nous permettait de nous sentir moins isolés. Ce câble était brisé depuis quelques semaines. Nous étions en plein hiver, en février. Tout à coup, une femme entre au magasin et fait ses achats, bien maigres, parce qu’elle était assez pauvre. Elle ne semble pas se préoccuper de nous autres, mais devait porter une oreille attentive à nos discussions. En sortant, elle se tourne vers nous et nous lance, un peu en boutade : “Arrêtez donc de vous lamenter et envoyez un ponchon” et elle sort..... Le groupe prend cela en riant, et on continue à chercher une solution....

Charles à Nectaire Boudreau, qui fait partie du groupe, raconte qu’il a lu dans un journal, que quelqu’un en détresse avait mis un message dans une bouteille et l’avait confiée à la mer. . . Mais une bouteille c’est trop petit, et on risque de la trouver seulement l’été prochain. . . trop tard. On pourrait trouver quelque chose de plus gros… peut-être un baril à maquereaux, et pourquoi pas le Ponchon à Julie...... et voilà que la farce de cette vieille dame (le ponchon) prend vie.... »

La déception d’Ernest Cormier, de ne pas voir cette femme citée dans l’histoire avec son idée du ponchon nous oblige à lui accorder en cette occasion une place méritée. Voilà un peu qui était cette Julie :

Fille de Bruno Vigneau et Esther Bourque, née le 13 octobre 1857, Julie Vigneau épouse Isidore Martinet le 10 octobre 1882 à Havre-Aubert. De 1884 et 1896, ils auront seulement des filles : Marie, Mélanie, Esther et Suzanne. Julie Vigneau est décédée à Bassin, le 27 mars 1934. Nous n’avons malheureusement trouvé aucune photographie de cette femme à la fois ricaneuse et ingénieuse.